Journée de la vie consacrée pour le diocèse de Dijon – Samedi 3 octobre 2026, à Fain-lès-Moutiers
C’est là qu’est née Zoé Catherine Labouré le 2 mai 1806, huitième de dix enfants. Elle a vécu dans la ferme familiale jusqu’à son entrée au noviciat des Filles de la Charité –
140 rue du Bac à Paris – le 21 avril 1830. Quelques semaines plus tard, Catherine bénéficie d’apparitions de la Vierge au cours de la nuit du 18 au 19 juillet 1830, puis en novembre et décembre de la même année.
Pour accueillir les pèlerins qui affluaient, les Filles de la Charité ont souhaité installer une communauté dans la maison natale. La Maison Sainte-Catherine est ouverte depuis le 17 décembre 1968. Elle est un lieu d’accueil apprécié …



Ce samedi, les Filles de la Charité, fidèles à la tradition de la Maison de Sainte-Catherine, ont accueilli les consacrés du diocèse à bras ouverts …
Sœur Catherine Ethiévant a évoqué avec flamme la vie de Catherine Labouré à la ferme de Fain-lès-Moutiers, durant vingt-quatre années d’un travail acharné.
A partir des instruments de travail utilisés par Catherine Labouré, elle a mis en évidence le poids du jour pour les paysans bourguignons dont le travail était alors épuisant …
Sœur Catherine nous a aussi transmis, avec la même ardeur missionnaire, le message de la Vierge Marie à Catherine, porté par la médaille que le peuple – et non la Vierge – qualifiera de « miraculeuse » …
Une « Bible » des pauvres …




Sous la conduite de notre archevêque, nous avons ensuite rejoint l’église du village, toute proche de la Maison Sainte-Catherine,
C’est dans la jolie petite église de Fain-lès-Moutiers que Catherine se rendait chaque matin. Elle y priait notamment devant le tableau de la Vierge de l’Apocalypse.
C’est, en revanche, dans l’église de Moutiers-Saint-Jean, à quelques encablures de l’abbaye de Moutiers-Saint-Jean fondée par le Dijonnais saint Jean de Réôme, que sainte Catherine a communié pour la première fois.
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! » (Luc 10, 23). Dans son homélie, Mgr Hérouard a souligné comment Marie avait fait découvrir à Catherine Labouré, à travers les apparitions dont elle avait été gratifiée, cette proximité qui conduit à Dieu le Père.
Il nous a invités à « nous déclarer heureux de ce que nous voyons », en dépit des inquiétudes qui peuvent nous habiter…



Monseigneur Antoine Hérouard a concélébré l’Eucharistie avec le père Philippe, osb, moine de Saint-Joseph de Clairval, le père Rech Wahendi, missionnaire du Sacré-Cœur, vicaire à Beaune, le père Michel Krauss, osb, aumônier des Carmélites de rite oriental de Saint-Rémy, le père Tony Tshimpaka Bodumbu, délégué épiscopal à la vie consacrée, curé de Chenove, le père Alain Theuret, membre du Prado, curé d’Arnay-le-Duc et de Bligny-sur-Ouche.
Nous avons rendu grâce pour les jubilaires de diamant de cette année 2026 :
Sœur Anne-Geneviève Arfeux, de la Congrégation romaine de Saint-Dominique,
Sœur Madeleine Chamard, Hospitalière de Sainte-Marthe de Beaune – que nous
portons spécialement dans notre prière,
Sœur Marie-Jo Jacques, Dominicaine missionnaire des campagnes.


Après le repas délicatement préparé par la Maison Sainte-Catherine, les communautés se sont exprimées sur l’écho qu’a suscité pour chacune, en fonction de son charisme propre, le message que Léon XIV a laissé aux consacrés à la faveur des vêpres qu’il a présidées à Notre-Dame de Paris.



Voile blanc ou cheveux blancs …, le même souci de préserver sa vie intérieure avec le Seigneur, à l’école des saints qui nous ont précédés, de porter une grande attention à la liturgie et de ne pas « craindre la complexité » …
Sœur Monique Forgeat, « servante » de la communauté des Filles de la Charité de Fain, a dit sa joie et celle de ses sœurs d’avoir accueilli les consacrés pour cette journée de rencontre.
Cette joie a été largement partagée par tous les participants !
